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Les Inspections



Il existe deux sortes d'inspections :

- Les inspections inopinées où une autorité hiérarchique vient visiter la Brigade et son personnel. Comme ce n'est pas prévu (à moins d'avoir un camarade au secrétariat de l'Autorité) tout le monde est surpris. Les militaires de la brigade et aussi, parfois, le visiteur quand il trouve un gendarme seul au bureau avec trois usagers qui attendent, alors qu'il est occupé au téléphone ou à la radio...

- Les inspections annoncées. Celles là sont prévues de longue date et c'est l'occasion d'un grand nettoyage de printemps.

On recense le matériel, on range les procédures, on potasse un peu la documentation.

L'inspection commence en tout début de matinée par une revue des troupes. Dans une petite brigade, 6 gendarmes qui présentent les armes c'est assez peu impressionnant mais satisfait pleinement l'égocentrisme de l'officier inspecteur.

Cela donne aux civils qui passent par hasard,devant la Brigade, l'occasion de rigoler un petit coup.

Ensuite, entretien avec le commandant de Brigade puis, avec son personnel, visite des locaux, sondage sur la possession de tel ou tel matériel.

On invite les autorités administratives (conseiller général, maires, etc..) On leur parle statistiques. Eux disent tout le bien qu'ils pensent de l'activité de la Brigade.

L'inspection annoncée c'est aussi la lecture des notes et appréciations à tous les militaires.

Pour se faire bien voir, le commandant de brigade invite, à ses frais, l'officier, son secrétaire et son chauffeur à un repas de travail auquel participe aussi le personnel de l'Unité.

Cette pratique n'a absolument rien d'obligatoire ou de réglementaire mais, comme l'inspection se prolonge souvent l'après midi, obliger l'officier à retourner déjeuner chez lui pourrait être considéré comme indécent. (Il percevra, de toutes façons, des frais de déplacement pour cette journée).

En général, les inspections se passent bien. On apprend que le travail de la brigade est "globalement satisfaisant", que les militaires, dans l'ensemble, fournissent un travail de "bon aloi" , le reste à l'avenant...

Ensuite l'officier établi un "rapport d'inspection" de 15 pages qu'il envoie à ses supérieurs qui le transmettent plus haut. Quelques lignes seulement, parviennent à la D.G.G.N. prouvant s'il en était besoin, que tout va bien.

C'est ainsi qu'en 1989 la surprise a été totale car tout allait mal, en fait, alors que d'autres rapports "sur l'état d'esprit du personnel" annonçaient le contraire.

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