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Le coffre fort et le petit poucet.


V-sur-B, décidément cette commune n'est pas de tout repos.

Cette fois c'est un coffre fort qui a disparu du super-marché local. Un engin de 200 Kg, tout juste scellé. Du travail bien fait.

Pas de trace, pas d'indice. Alors que nous commençons l'enquête de voisinage, un appel radio nous informe que le coffre est retrouvé, éventré sur le C.D.000, conduisant au col de W.

Environ 80 virages plus loin, le coffre est bien là, vide.

Il a été ouvert à la masse. Vous couchez le coffre fort sur le côté, vous montez dessus et avec une masse de belle taille vous tapez sur la porte. Il est bien rare qu'après une centaine de coups la serrure ou les gonds ne cèdent pas.

Une camionnette, volée, à été abandonnée à proximité du coffre fort. Son réservoir transvasé dans un autre véhicule. Le bouchon de réservoir de cet autre véhicule est même resté sur place. Peut-être celui d'une estafette Renault.

Commence alors la descente du col, doucement, car dans presque chaque virage, une giclée d'essence à jailli du réservoir trop plein. Sur le goudron c'est parfaitement visible.

En bas du col, cela se complique. Il y a plusieurs routes, mais on retrouve les mêmes traces sur l'une d'elle, jusqu'à ce quelles disparaissent définitivement après une ultime tache d'essence à l'entrée d'un chemin de terre.

Le petit poucet nous a conduit à sa demeure.

La demeure en question est une immense vieille ferme, pleine de dépendances, louée par un individu "bien connu des services de police"

Il possède une estafette Renault, achetée aux Domaines, de couleur bleu, avec plein de vitres autour. Un ancien véhicule de la Gendarmerie ;=)))

Mais là, on à affaire à un "dur". Dans la ferme où la perquisition est effectuée avec le renfort d'un escadron, rien de probant n'est découvert. Juste une centaine de montres "Kelton" neuves, de provenance douteuse, qui suffiront tout juste à décider le procureur à faire délivrer un mandat de dépôt.

Eh oui, les traces d'essence c'est assez subjectif. C'est la propre femme du suspect qui finira par le dénoncer. Elle a participé avec son casseur de mari au vol du coffre fort.

Cette fois, il est en prison pour de bon, bien que niant les faits.

La maison d'arrêt de D. où il est incarcéré à une caractéristique bien pratique. Elle est mitoyenne avec le Palais de Justice. Un sas relie les deux établissements, facilitant considérablement les extractions de détenus.

C'est justement au cours de l'une de ces extractions, décidée par le juge d'instruction, que notre ami tentera la "Belle".

La procédure d'extraction est simple : le détenu franchi la porte côté Maison d'Arrêt, se trouve face à un fonctionnaire de police qui l'enchaîne, ouvre la seconde porte, côté Palais de Justice et le conduit devant le juge. Idem pour le retour en prison.

C'est justement au retour que l'inculpé est parvenu, dans le sas, à s'emparer de l'arme du fonctionnaire et à lui tirer une balle dans le ventre. Le miracle est que l'arme s'est enrayée.

Le détenu a réintégré sa cellule. Le fonctionnaire a démissionné peu après. Les miracles, vous comprenez...

Le plus bizarre a été découvert le lendemain. La voiture de l'intéressé, une DS19, jusqu'alors stationnée en ville, a été retrouvée dans la cour du palais de justice, une magnifique clé contrefaite dans le "neiman".

La complicité de l'avocat n'a pu être prouvée.


Si ce genre de récits vous plait, j'en ai d'autres. Alors, demandez moi