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Mort d'une fillette.


L'HLM où réside le couple F. à D. est tout ce qu'il y a de plus tranquille. Pas même un vol dans les caves. Pourtant c'est dans le sous-sol de l'immeuble qu'est retrouvée, étranglée, la fillette de M. et Mme F.

Madame F. s'est apercu de la disparition de sa fille, agée de trois ans, en rentrant de faire quelques courses. Elle avait laissé l'enfant dans l'appartement, elle n'y était plus à son retour. Affolée, elle a cherché aux alentours, questionnant les voisins, puis s'est précipitée au commissariat de police tout proche.

Ce sont les policiers qui, fouillant l'immeuble, ont retrouvé le corps sans vie de la gamine. Un médecin constateras le décés, relevant des traces de strangulation et un coup sur le crâne. L'enfant est en partie déshabillée, son slip a été arraché.

La rumeur publique désignera rapidement un suspect, un sexagénaire, habitant l'immeuble. L'attitude de cet homme avec les jeunes enfants semble maintenant, aux yeux des riverains, particulièrement équivoque. Toujours un mot gentil, souvent une sucrerie offerte aux gamins et gamines mais rien d'autre jusqu'alors.

C'est toutefois un excellent suspect, rapidement interrogé par les policiers. L'homme est atterré par les soupçons qui pèsent sur lui. Il n'arrive pas à répondre aux questions des enquêteurs. Il en oublie même qu'il a un alibi. C'est la personne chez qui il se trouvait au moment du crime qui viendra témoigner spontanément en sa faveur.

Libéré après une journée de garde à vue, il mettra fin à ses jours en rentrant à son domicile laissant planer un doute dans l'esprit des enquêteurs.

L'autopsie de la petite fille révèlera qu'elle est décédée des suites d'un choc violent sur la tête. La strangulation est intervenue après. Elle n'a pas été violée ni subi de sévices sexuels.

Je ne me souviens plus pourquoi mon petit chef de la B.R. de D. est intervenu dans cette affaire (encore une intuition sans doute) mais il est intervenu. Il a obtenu de ses amis policiers la permission d'enquêter à leurs côtés. Questionnant la jeune mère, il est parvenu, à force de psychologie, à lui faire relater les faits suivants :

Madame F. procédait à la toilette de sa fille qu'elle avait juchée sur la table de la cuisine. L'enfant a fait un faux mouvement, elle est tombée de la table sa tête heurtant durement le carrelage.

La fillette ne bougeait plus, ne respirait plus. La mère s'est affolée craignant par dessus tout la réaction de son mari. Elle a "étranglé" la gamine, l'a habillée en prenant soin de lui arracher ensuite son slip puis l'a transportée dans la cave commune où elle l'a dissimulée sous des escaliers.

Le juge précisera, sans humour, au cours de l'audience correctionnelle traitant cette affaire qu'il avait déja eu a connaitre des crimes camouflés en accident mais jamais l'inverse.

A noter que l'enquête de moralité sur Madame F. a été menée, en partie, par la gendarmerie.

En ressortant de vieux dossiers une curieuse affaire, datant de plus de 10 ans, est apparue.

Les parents de Mme F. , pratiquement impotents, vivaient à la campagne. Madame F. mère s'était suicidée en se jetant dans son puit. C'est Monsieur F. père, décédé également depuis, qui l'avait découverte et sortie de l'eau.

Seulement le niveau de l'eau, mesuré par les enquêteurs d'alors, se trouvait à 1 mètre 50 de la margelle du puit.

Alors erreur de mesure ou crime camouflé en suicide?